Mémoires d'un Conflit

(1914-1918)

(Mémoires du Lieutenant Général Verbist du 10e de Ligne)

 

1860-1937

 

Suite

3eme partie 

La Retraite

 

Ce que fut cette retraite des 23 et 24 est mon plus triste souvenir de guerre.

La traversée de la crête de St Servais, entre les bornes 2 et 3 de la route de Namur-Nivelles se fît sans incident, par petits groupes, utilisant les moindres couverts pour se défiler des vues. De l'artillerie belge violemment canonnée nous paraissait en action sur la plaine de Belgrade. Des gens nous disaient que Namur était déjà occupé par de nombreuses troupes allemandes.

Lorsque j'arrivai au pont de Flawinne, j'y  trouvai le Capitaine Commandant De Clercq, Commandent un bataillon du 10 F ayant ordre de détruire le pont après le passage des dernières troupes. (Cet ordre n'a pas reçu son exécution. Voir ce que j'ai écrit à ce sujet au Colonel Merzbach chef de l'historique le 29-01-24) (1) Il me signale que le Commandant de la Brigade était passé vers 11 h en direction de Malonne-Mariemborg avec l'E.M. de la  D.A. et qu'après lui les troupes, dont la nomenclature était faite au crayon sur un chiffon de papier, étaient passées.

(1) Lettre  datée le 29 janvier 1924 du Général retraité Verbist au Colonel B.E.M. Merzbach, Chef de Section de l'historique 1, rue Léonard de Vinci Bruxelles

Mon Général,

J'ai l'honneur de vous donner les renseignements que je possède au sujet de la destruction du pont de Flawinne en août 1914

Si dans un rapport du 5 juin 1922 je dis (d'après mon cahier de notes), que Capitaine Commandant Declercq, Commandant un bataillon du 10 F, avait reçu l'ordre de détruire le pont de Flawinne c'est que probablement cet officier m'a déclaré à l'époque qui nous occupe, avoir reçu le dit ordre et vouloir le mettre en exécution après le passage de mes dernières troupes.

Mais j'ajoute immédiatement qu'à ma connaissance l'ouvrage en question n'a pas été démoli ; je n'ai rien vu, ni rien entendu. Ce n'était dans tous les cas pas choses faits le 23/08/14 à la tombée de la nuit, avant mon départ du « Fond de Malonne », où j'avais arrêté mon régiment pour laisser reprendre haleine à mes hommes.

J'ai une deuxième raison de croire que le Commandant Declercq n'a pas mis son projet de destruction (ou l'ordre de destruction) à exécution ; Dans un rapport justificatif au sujet de sa capture qu'il adresse le 6/5/18 à l'autorité supérieure, cet officier  déclare qu'il n'a pu continuer à me suivre dans la retraite parce que je marchais trop vite.C'est une preuve qu'il a commencé sa marche rétrograde dés mon départ de Malonne et à ce moment les ponts n'étaient pas détruits.

Eclaircissement complémentaire

A mon arrivée à Marienbourg le 24 avril 1914, assez tard, j'y rencontrai le Gén Maj Bausart et la conversation suivante s'engageât/

Gén Bausart : Par où avez-vous quitté Namur ?

Moi : Par St Servais, Flawine et Malonne.

Gén Bausart : Où avez-vous passez la Sambre ?

Moi : Au pont prés de Flawinne.

Gén Bausart :(avec étonnement) Comment, mais le pont de Bauce était détruit ?

Moi :Il ne l'était pas à 18 h.,puisque j'y suis passé vers cette heure, avec mon régiment et c'est là que j'ai connu par le Commandant Declercq la direction qu'avaient les troupes de Namur.

Gén Bausart : Ne vous trompez vous pas ? Est-ce bien le pont de Bauce ?

Moi : Oui, le double pont près de Flawinne, l'un fixe je pense et l'autre levis.

Moi : Heureusement pour moi, mon Général, qu'il n'en était pas ainsi. Par où serais-je passé s'ils l'avaient été ? J'aurais dû me rabattre sur Floriffoux et les allemands n'étaient pas loin delà je pense.

Signé

Verbist

Il se décida, vue l'heure tardive, (mais il ne donna pas suite à sa décision) à détruire le passage après l'écoulement de mes troupes et il convient de marcher ensuite au queue de la colonne.

Je ne le revis plus par après ; il fut fait prisonnier avec sa troupe.

Le « fonds de Malonne » était encombré de troupes en marche et même de troupe cantonnées ! Parmi les dernières le bat. Du 8 F, aux ordres du Capitaine Commandant De Wattines auquel jai parlé en signalant l'urgence de la retraite. Des hommes du  fort de Malonne, en civil, me déclaraient qu'il n'avait pas été tiré un coup de feu au fort.

L'obscurité étaient complète et la nuit très noire lorsque nous atteignions Bois de Villers.

Dans cette nuit profonde striée à intervalles irréguliers par des faisceaux de lumière émergeant de phares ou de foyers incendiaires impossibles de situer, la route de marche s'encombrait d'avantage à mesure que nous avancions cers le Sud.

La colonne ne formait plus dans son ensemble qu'un cohue désordonnée, de véhicules multiples et de toute espèce, de chevaux, d'hommes se suivant avec une extrême lassitude, et une désespérante lenteur. On marchait 2 minutes, on s'arrêtait ensuite 5 ou10 minutes, les hommes et les chevaux brisés par les fatigues des combats, par les prestations des 5 derniers jours et par les émotions morales du moment, s'abattant et dormant sur place, au point atteint.

Le moindre incident, quelques coups de feu d'embuscade par exemple, aurait fait naître  une épouvantable panique.

C'est dans ces conditions que nous atteignîmes le fond de la vallée d'Arbre à l'aube du 24 août 1914  et que nous passâmes à Bioul vers 9 h.

J'y trouvai mon cheval perdu depuis le 21.

(La 23 DR allemande pénétra à Bioul vers 13 h)

Au cours d'un des arrêts imprévus, entre Bois de Villers et Arbre un de mes officiers, le lieutenant Massonnet est entré dans une maisonnette qui borde la route ; il est fort surpris d'y voir deux officiers allemands, assis à une petite table. Deux gendarmes belges et un caporal du 13e (caporal Buxin) qu'il connaissait se trouvent également là. Dans un coin, un fanion blanc. Ce sont des parlementaires;  l'un officier âgé, est rouge et agressif ; le second, jeune, semble timide et même tremblant. L'un d'eux demande à voir le général Michel et en cas d'impossibilité, de parler à un autre officier général. Le Lieutenant Massonnet qui vint me rapporté ces demandes, et les réponses évasives qu'il doit faire, ajouta qu'il avait eu la grande satisfaction personnelle de voir un des parlementaire trépigner de fureur, en lui disant qu'il ne devait pas avoir l'espoir de faire la garnison de Namur prisonnière, et qu'en tout cas le 10e ne se rendrait jamais !

Ce renseignement m'engagea à aller de l'avant, plus vite encore.

 

 

 

E.M. d'un régiment de ligne traversant le petit pont de Montigny entre Arbre et Bioul

Infanterie de ligne traversant le petit pont de Montigny entre Arbre et Bioul

Le 24 août 1914

A Bioul nous fûmes plus à l'aise ; J'organisai mon tronçon de colonne - auquel s'étaient joints de nombreux militaires d'autres corps heureux de se joindre au 10e ,qui restait organisé - en le faisant couvrir par une avant-garde, une arrière-garde et des flancs-gardes. Je marchais moi-même en pointe, pour traverser le bois de Ronquière.

Le spectacle était lamentable, Bioul et ses environs devaient avoir été dans la nuit le théâtre de multiples embuscades : la route et les fossés étaient parsemés de grades flaques de sang ; des cadavres d'animaux, des voitures de ravitaillement éventrées jonchaient le sol. Vers l'Est, le canon tonnait dans la direction de Dinant où, disait-on des troupes belges et françaises s'efforçaient d'arrêter la ruée allemande vers la rive gauche de la Meuse à la hauteur de Warnant.

Au cours de la 1ère halte qui suivait notre passage à Bioul, exactement à Sosoye dans la vallée de la Molignée, nous couchâmes une reconnaissance d'officier dont le chef, un officier des Ulhans, s'était porté en observation au milieu des croix du cimetière, les chevaux tenus par deux hommes à l'intérieur.

(L'historique du 18e hussards (32 D.I.) par le Général Major Baumgarten signale p.34 que la reconnaissance du Lieutenant A perdit Sosoye 3 hommes et 6 chevaux tués par les francs tireurs.)

(Bulletin Sc. Militaires de 7-28 p.33 : « Les troupes belges sorties de Namur protégèrent, par leur présence dans la région de Bioul, la nuit du 23 au 24, les avant postes di 1er corps français établis entre Ermeton et Anthée, tout en gardant du côté de la Meuse le flanc droit du 8ième corps. Le 24 août 1914, elles constituèrent en quelque sorte l'arrière-garde des troupes françaises vis-à-vis des ailes intérieures des 2ième et 3ième  armées allemandes dont elles absorbèrent l'activité et ralentirent la poursuite.)

C'est à cet instant et après un petit conseil tenu avec mes officiers pour décider de la direction à prendre que je fus rejoint par un groupe du 14ième aux ordres du Major a.e.m. Joostens avec lequel je m'entendis pour organiser la sûreté de ma colonne.

Grâce à ces dispositions de sûreté à distance et de sûreté rapprochée, mon tronçon de colonne ne fut pas inquiété autrement que par quelques shrapnels qui atteigirent mon arrière-garde à Rosée sans causer de perte.

En arrivant à Marienbourg nous apprîmes la présence du Lieutenant Général Michel ;

Nos dispositions pour le stationnement étaient en cours d'exécution, quand vers 22 h 30, un ordre verbal fut transmis d'avoir à dégorger immédiatement le cantonnement de Mariembourg. Tous les hommes qu'il était possible de réunir devaient s'embarquer à destination de Couvin. Deux trains amenèrent en cette localité entre minuit et 1 h 30 des hommes de tous les régiments qui y furent cantonnés par les soins de mon Adjudant Major.

Je trouve le temps de m'acheter des linges qui me sont volés la nuit.

 

25 août 1914.

Les troupes de Couvin, alertées à 2 h 45 se mirent en marche dès 3 h 15 en direction de Chimay. A la hauteur de Baileux ces troupes furent dirigées vers le sud suivant un ordre de la direction des Armées Françaises en position dans la région, ordre donné par le Colonel breveté Duruy, ancien attaché militaire à Bruxelles.

La frontière Franco-Belge fut franchie à Rièzes et à l'Escaillère (sud de Cul-des-Sart).

Le soir du 25 les débris du 10ieme, du 30ieme et 10ième Français (environ 1435 hommes) s'installaient en bivouac sous une pluie diluvienne à Eteignère (France). A partir de ce jour 3 régiments n'en formaient plus qu'un : le 10ième.

Notes :

a) Mes linges volés la veille sont trouvé sur le corps d'un soldat de mon régiment, je l'ai menacé de poursuites mais qu'est-il devenu le malheureux.

b) Rencontré des Turcs et des Zouaves.

c) Ce jour là je me suis contenté en fait de nourriture de quatre grandes carottes.

d) Aujourd'hui seulement nous apprenons que Bruxelles est occupé.

26 août 1914.

Le 26 nous nous embarquions à Liart pour la région de Rouen où nous nous installions en cantonnement à Petit Couronne le vendredi 28.

Je ne puis terminer ce récit de la première partie de la campagne, sans rendre hommage à ce brave 10me de Ligne qui, étroitement groupé autour de son chef, est passé sans pertes, grâce aux dispositions prises, sur l'unique route qui se trouvait à peu près utilisable dans la région d'Entre Sambre et Meuse.

Après la vaillance dont il fit preuve à Namur et qui lui a valu une citation à l'ordre du jour de l'Armée ainsi qu'une inscription sur le drapeau. (¹)(²)

Ce beau régiment auquel tous les officiers ont donné toutes leurs forces commençait à justifier la réputation de bravoure qu'il a glorieusement soutenue et conservée jusqu'à la fin des opérations en novembre 1918.

Remarques :

Le récit des opérations du 23 et du 24 août 1914 paraîtra plus anédoctiques que rigoureusement historique. La raison en est que ces opérations (surtout celles de la matinée du 23août) se sont déroulées avec une extrême rapidité et qu'il n'est pas possible de reproduire des ordres, donnés tous sous la forme verbale.

 

(¹) Extrait d'une lettre du Ministère de la Défense nationale en date du 11 octobre  1923 «  J'ai l'honneur et le plaisir de vous faire savoir que Sa Majesté le Roi vient de citer à l'Ordre du Jour A. du 12 octobre 1914 avec inscription de « Namur » sur le drapeau, le 10ième Régiment de Ligne pour le motif ci-après : « A fait preuve sous les ordres du Colonel Verbist de ténacité et d'héroïsme au cours des opérations dans le secteur de la P.F.N., notamment lors de l'attaque de Wartet, le 22 août 1914 1914 et e la défense du point d'appui de Neumoulin les 22 et 23 août 1914  ». 

 

(²) Extrait de presse, Le Soir du 10 novembre 1926.

Monsieur Paul Painlevé, ministre de la guerre de France, vient de citer à l'ordre du jour de l'armée la ville de Namur. En voici les termes : «  Place forte attaquée le 21 août 1914, violemment bombardée par un ennemi très supérieure en nombre et dont la garnison ne se retira qu'après avoir rempli pendant quatre jours sa mission d'arrêt. Prise d'assaut et incendiée en partie a supporté avec calme et dignité malgré ses deuils ne occupation de plus de quatre années sans cesser d'avoir foi dans la victoire finale. »

 

 Séjour en France

 
 

27 août 1914

Le 26 marche d'Eteignière à Liart 

Embarquement en chemin de fer à Liart.

En chemin de fer toute la journée ainsi que la nuit du 27 au 28.

Voyage d'une lenteur désespérante.

A la gare de Laon vu la superbe cathédrale.Vu aussi, à Ham le château fort où Napoléon fut enfermé en 1840 et où il s'échappa en 1846.

29 août 1914.

Reprise en main du régiment ; Quelques retardataires ont encore rejoint.

Nous apprenons la mort du pape décédé il y a quelques jours.

Nous restons perplexe sur notre sort : seront nous embarqués pour l'Angleterre ou pour Anvers ? ; Combattrons nous en France joints à l'armée française ? Le Lieutenant Général Michel est en communication T.S.F. avec le Gouvernement Belge relatif à ce point. Nous attendons, il est 17 heures.

Aucune nouvelle sérieuse de ce qui se passe en Belgique. Le Général Henrard, absent depuis le 23  rejoint.

30 août 1914

Messe militaire sur la place. Une plaque commémorative de cet évènement a été placée sur le mur de l'église.

Appris le sac de Louvain.

Vu, à Petit Couronne, la maison où vécut Corneille et où il écrivit ses belles tragédies.

31 août 1914

4 h 30. Départ pour St Jacques-lez-Darnetal (rive droite de la Seine) est de Rouen. Le 10ième cantonne. Village morne. Logé dans un château abandonné. Vu en passant la cathédrale de Rouen : une dentelle.

1er septembre 1914

7 h 30. Départ de St Jacques-lez-Darnetal pour Rouen.

Voyage en chemin de fer de Rouen à Le Havre.

18 h. Embarquement au Havre à bord du « Mexico », vieux navire français, pour ne quitter le port que le lendemain matin.

J'obtiens une cabine moyennant 10 frs.

Les hommes sont encaqués mais joyeux parce qu'ils retournent dans leur pays.

2 septembre 1914

8 h 35. Départ par un temps superbe.

Trois compagnies du III avaient été embarquées à bord de l'  « Amiral Gauteaumes ».

Toute la journée en mer.

 

 Retour en Belgique - Défense d'Anvers

 

3 septembre 1914.

12 h. Arrivée devant Ostende où le régiment doit débarquer sur des paquebots.

Modification au dernier moment et départ pour Zeebrugge.

18 h. Débarquement à Zeebrugge et embarquement par chemin de fer pour Hamme.

4 septembre 1914

3 h. Arrivée à Hamme et installation.

Logé chez Van Dorselaere Emile, Kapelstrat ;

11 h. Départ pour Vracene par la route ordinaire.

Au passage de la Durme, le I est laissé à la disposition du Général Warnant.

20 h, installations à Vracene. Logé chez de très modestes personnes.

Nous apprenons que les allemands entrent dans Termonde.

5 septembre 1914

14 heures. Départ pour Contick.

Dans la soirée embarquement par chemin de fer à Anvers-Kiel.

23 h 30. Arrivée à Contick village. Installation.

6 septembre 1914

Repos. Logé chez Mr Voorspoel.

7-8-9 septembre 1914

Réorganisation du régiment.

10 septembre 1914.

9 h. Je présente au Lieutenant Général les II et III en ordre et complètement rééquipés

11 septembre 1914.

Sans évènement.

J'ai été interrogé par le Lieutenant Général Selliers de Moranville au sujet de l'état moral de la troupe et de l'état (force) du régiment.

Quel inquisiteur ! Et comme il fallait peser ses paroles !

12 septembre 1914.

16 h. Départ de Contick pour Waelhem ;

22 h. Le régiment prend ses logements. Logé chez la cousine Marie, sour de Joséphine Eeckhout, à l'auberge du pont sur la Nèthe.

13 septembre 1914

4 h. Départ.

Marche sur Putte vers Keerbergen.

Gendrie IIe B/10 forme l'Avant-Garde.

10 h. A Putte le 10 reçoit l'ordre de pousser jusqu'au Kruispunt.

12 h. Un groupement ((II-III/10) et un groupement d'Artillerie et Grie/10) reçoit ordre de se poster par Wuynes dans le flanc de l'ennemi !

La Gendrie reçoit ordre de prendre contact avec la 3 D.A. vers Rijmenam (sur la Dijle) et d'éclairer la marche sur « Het Wit Paard » cabr (Est de Bonheyden).

Dispositif de marche : 1 compagnie en pointe. 2 compagnies gros d'avant-garde. 1 compagnie flanc G le long du Zwartwaterbeek.

Gros : 3 compagnies et groupe de batteries.

Arrière Gauche : 1 compagnie.La liaison avec la colonne de droite est établie aux transversales :

 a) Koolhof. Borne 9 route Malines-Putte.

 b) Wijnes-Paulis.

                       

Pendant que le groupement exécute le mouvement, différents renseignements nous apprennent que Bonheiden est occupé et que la 3e D.A. bat en retraite. Ces différents renseignements sont transmis au QG Et à 15 h 40 le groupement reçoit ordre de prendre une possession défensive à cheval sur le chemin Wuynes-Merkt.

Dispositif :

3 compagnies à l'ouest du chemin Wuynes-Merkt jusqu'au bois 800 O. du chemin ;

3 compagnies à l'est tenant sur les lisières S. du chemin Wuynes-Ottersbroek avec un poste à Rechterstraat ;

2 compagnies en réserve à Koolhof ;

L'artillerie - 1 Batterie près de la route Wuynes-Paulis,

                      Batterie restante au soutien avec l'infanterie sur le front du dispositif ;

16 h 50.

Le 4e Chasseurs (Major Ledoseray) vient placer ses G.G. à Koolhof et à Wuynes

Les 1ers chasseurs prend position à Putte ;

18 h 30.

Mon groupement reçoit ordre de rentrer dans les cantonnements de la veille ;

Résumé de la journée

Pris position pendant 6 heures devant l'ennemi qui ne s'est pas montré et qui était assez loin de là.

45 Kms, peut être 50, de marche sans nourriture.

14 septembre 1914

1 h. Arrivée à Contick et réinstallation.

15 septembre 1914

 

Réorganisation.

16 septembre 1914

Réorganisation.

Le général Henrard est mis en disponibilité.

 

17 septembre 1914

13 h. Départ. Marche sur Basel (rive gauche de l'Escaut)

Le régiment forme l'Avant-garde de la Division. (Exécution de l'O de la D.A. du 17 à 10 h 40)

17 h. Arrivée à Basel. 1 Esc/1er L rejoint le 10.

Arrêté pendant 3 heures chez le Comte Vilain XIIII où j'ai rencontré le père de Havre ancien sous-préfet du Collège Ste Barbe à Gand. Le père était en civil.

19 h. Reçu ordre de porter sur Elverzele avec mission de se mettre en liaison avec le Général Dehaer, pour le recueillir et éventuellement le soutenir.

20 h. Départ.

23 h 15. Arrivée à Elverzeele.

Pendant la marche, à Tamise, je reçois du Général Dehaere un bulletin de renseignements m'annonçant que tout est calme sur son front, que de nombreux Ulhans et cyclises sont renseignés à Baesrode et que sa droite est couverte à Zele et Lokeren par des bataillons de gardes civiques.

Logé chez le brasseur De Brabandere avec mon Etat-major. Logement modeste chez de très braves gens. Je n'ai pas encore trouvé mieux.

 

18 septembre 1914

Occupation dès 6 h de la rive gauche de la Durme avec le 10ième, 1Gr Artillerie, 1 Esc. De 4 et 1 peloton de Gendarmerie pour en défendre les accès à outrance.

Le I/10 a reçu ordre de défendre les ouvrages qu'il  occupés antérieurement entre Elverzeele et la Durme.

Le III défendra le terrain entre Sombeke et le pont du chemin de fer, 1 Cie de ce Bataillon est détaché au pont de Waesmunster ; le I/ ??? prend la liaison avec le Général Scheer et doit patrouiller vers Moerseke-Castel ; le peloton de Gendarmerie fournit des patrouilles sur la rive droite de la Durme de Thielrode à Waesmunster ; la Compagnie de P. met le pont du chemin de fer en état de service aux troupes montées ; le commandant du groupe d'Artillerie doit recherche des positions au S. du clocher d'Elverzeele et vers le mamelon à 600 m. à l'O. du clocher de Sombeke afin e battre particulièrement les points de passage sur la Durme ; le commandant du groupe se tint à l'église de Sombeke.

Pour la nuit, le III laisse 2 Compagnies à la garde des ponts ; le I loge à proximité de ses ouvrages, le reste des troupes cantonne.

Les emplacements de combat doivent être repris le 19 à 6 heures.

 

19 septembre 1914

7 h 30. Reçu ordre  du Q.G. (10 - M/10 - Gie /10 - E.M / III/4 A) de loger dans les hameaux S. de St Nicolas ;

La place de rassemblement fixée par l'O. de la 4 D.A. de 7 h 40 est reconnue  et occupée pendant la marche.

Reçu un billet de logement pour chez les brasseur Goosens, Nieuwstraat à St Nicolas. On refuse de m'y recevoir. Madame déclare qu'elle préfère loger les boches que les belges. J'adresse une plainte au bourgmestre et j'ordonne à toute une compagnie de s'abriter dans la brasserie et annexes.

Logé ensuite avec mes deux adjoints chez autre brasseur, même rue 28, chez la Vve Demoor et fils.

18 h. Reçu des nouvelles précieuses de la maison.

 

20 et 21 septembre 1914

Réorganisation

 

22 septembre 1914 La III se porte, à 6 h, sur Elversele pour coopérer aux travaux de réfection.

8 h. Ce bataillon reçoit ordre de reprendre son commandement après l'exécution des reconnaissances offensives dont il est question à l'ordre pour la journée du 22.

20 h 2(. Rentrée du III au cantonnement.

 

23 et 24 septembre 1914

Réorganisation. Arrivée des premiers renforts ( v.d.g. armés u f. Gras)?????????)

 

25 septembre 191413 h. 30

Départ de St Nicolas pour Hamme logé chez le notaire Mayens.


........a suivre

Lieutenant Général Verbist

Pour la suite cliquer sur:     4eme partie: La Bataille de St Gillis Lebbeke

 
Vol en avion  au dessus de la mer et  des lignes allemandes le 23 mars 1915 par le Général Verbist
 
 
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